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ASSEP-CCIM : le président Boubacar Yalcoué plaide en faveur d’une information économique de qualité et d’une presse privée audacieuse face aux enjeux

Au Mali, l’association des éditeurs de presse privé et la chambre de commerce d’industrie du Mali ont procédé au lancement des travaux de l’atelier d’information et de renforcement des capacités dédié aux éditeurs de presse privée à Koulikoro. « La CCIM est désormais un partenaire stratégique de notre association. Et nous sommes convaincus que ce partenariat, fondé sur la confiance, l’écoute mutuelle et la reconnaissance du rôle de chacun, a vocation à se pérenniser », à laisser entendre Boubacar Yalcoué, président en exercice de l’ASSEP.

ASSEP-CCIM : le président Boubacar Yalcoué plaide en faveur d’une information économique de qualité et d’une presse privée audacieuse face aux enjeux

« Après la qualité des échanges que nous avons eus et la disponibilité dont il a fait preuve avec son équipe, il serait difficile de prétendre que nos chemins doivent s’arrêter à cette seule rencontre ! Au-delà de cette note d’humour, qui traduit notre satisfaction, nous voulons surtout voir dans ce partenariat le début d’une collaboration durable, utile à nos membres et, plus largement, à l’économie nationale », dit-il le président de l’ASSEP. La presse ne peut jouer pleinement son rôle si elle se contente de rapporter les faits sans chercher à en comprendre les mécanismes, les causes et les conséquences. Informer, ce n’est pas seulement annoncer qu’un produit manque sur le marché, qu’un prix augmente ou qu’une difficulté d’approvisionnement survient. Informer, c’est aussi expliquer pourquoi ces situations se produisent, identifier les responsabilités, donner la parole aux acteurs concernés et permettre aux citoyens de comprendre les réalités qui influencent leur quotidien. Les thèmes retenus, dit—l à savoir le rôle et « les missions de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, ainsi que l’approvisionnement du pays » et dira ceci : « en denrées de première nécessité, revêtent une importance capitale. Ils touchent directement à la vie de nos concitoyens, au pouvoir d’achat des ménages, à la stabilité économique et à la cohésion sociale ». Dans un pays où l’accès aux produits essentiels constitue une préoccupation quotidienne pour de nombreuses familles, le président Boubakar Yalcoué explique que « la qualité de l’information économique devient une exigence fondamentale. Derrière chaque variation de prix, chaque difficulté de transport, chaque retard de transit ou chaque rupture de stock, il existe des réalités qu’il nous appartient de comprendre avant de les expliquer au public ».
Le journaliste ne doit ni amplifier les inquiétudes ni les minimiser. Il doit rechercher les faits, les vérifier, les confronter et les restituer avec rigueur, responsabilité et indépendance. Il doit savoir distinguer les causes réelles des simples perceptions, les difficultés objectives des interprétations hâtives, et les faits établis des affirmations non vérifiées. « Mais pour y parvenir, encore faut-il que les professionnels des médias disposent des informations nécessaires et comprennent le fonctionnement des institutions et des secteurs dont ils rendent compte », affirme-t-il. Il permettra à nos consœurs et confrères de mieux connaître les missions de la CCIM, de comprendre son rôle d’interface entre les pouvoirs publics et les opérateurs économiques, ainsi que sa contribution au développement du commerce et de l’industrie au Mali. Il leur donnera également l’occasion de mieux appréhender les circuits d’approvisionnement, les mécanismes de transport et de transit, les responsabilités des différents acteurs et les facteurs qui influencent la disponibilité des denrées de première nécessité.
Nous saluons à cet égard la présence de la Direction générale du Commerce et de la Concurrence ainsi que de la Direction générale des Transports. Leur participation est particulièrement appréciable, car les questions d’approvisionnement ne peuvent être comprises sans une approche globale associant les institutions, les transporteurs, les commerçants, les importateurs et les professionnels de l’information. Pour lui, « ces échanges permettront de lever certaines incompréhensions, d’apporter des réponses aux interrogations des journalistes et de favoriser une meilleure circulation de l’information entre les institutions économiques et la presse ». « Une information économique fiable est aussi un instrument de confiance entre les institutions et les citoyens. Lorsqu’elle est bien expliquée, elle contribue à éclairer les débats, à prévenir les rumeurs et à favoriser une meilleure compréhension des décisions et des réalités économiques », a déclaré Boubacar Yalcoué. « Notre responsabilité est grande. Dans un contexte où l’information circule rapidement et où les réseaux sociaux contribuent parfois à la propagation de données inexactes, la presse professionnelle doit demeurer un repère de crédibilité. », d’ajouter que « L’ASSEP demeure convaincue que le renforcement des capacités des éditeurs et des journalistes constitue un investissement indispensable pour l’avenir de la presse écrite malienne. C’est en multipliant les occasions de formation, en développant les partenariats utiles et en favorisant les échanges directs avec les institutions que nous pourrons améliorer la qualité de nos productions et consolider la confiance des lecteurs ».
C’est pourquoi Boubacar Yalcoué estime que « nous exprimons notre reconnaissance à la CCIM, qui a accepté d’accompagner cette initiative et d’en assurer le financement intégral. Ce geste mérite d’être salué. Il traduit une volonté de rapprocher le monde économique de celui des médias et de contribuer à une meilleure compréhension des enjeux commerciaux de notre pays ». « Nous souhaitons que cette initiative ne soit pas une parenthèse, mais le point de départ d’une coopération régulière et fructueuse. Nous voulons croire que d’autres rencontres suivront, que d’autres thématiques seront explorées et que les liens tissés ici continueront de se renforcer au bénéfice de nos deux institutions », a-t-il conclu.

Daouda Bakary KONE