Cette initiative vise à renforcer la protection des jeunes sur Internet, un enjeu crucial à une époque où les dangers numériques, tels que le cyberharcèlement et l'exploitation en ligne, sont omniprésents. La proposition a été mise en avant lors de la deuxième Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité, qui s'est tenue au Burkina Faso, en parallèle du Forum africain de l’éducation aux médias et à l’information, du 27 au 30 octobre 2026.
Cet événement a rassemblé des experts, des décideurs et des acteurs de la société civile, tous unis par la volonté de promouvoir une utilisation sécurisée et responsable des technologies numériques. Le Mali y était représenté par le Dr Mahamadou Aly Haïdara, directeur des affaires juridiques de l’APDP, qui a souligné l'importance d'une législation adaptée pour protéger les jeunes utilisateurs d'Internet. Sa présence à ce forum témoigne de l'engagement du Mali à collaborer avec d'autres pays de la région pour créer un environnement numérique plus sûr et plus inclusif, où les droits des jeunes sont respectés et protégés.
À cette occasion marquante, il a eu l'opportunité de présenter en détail les avancées significatives réalisées par le Mali en matière de protection des données personnelles. Parmi ces avancées, la loi de 2013 se distingue comme un jalon essentiel, établissant un cadre juridique solide pour la gestion des informations personnelles. De plus, la reconnaissance de ces droits fondamentaux dans la Constitution témoigne de l'engagement du pays à protéger la vie privée de ses citoyens. Ce cadre juridique est renforcé par une collaboration proactive avec le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, qui joue un rôle crucial dans la mise en œuvre et le respect de ces lois.
Cependant, face au constat préoccupant du manque de dispositions claires concernant la majorité numérique dans les législations des pays concernés, l'Autorité de Protection des Données Personnelles (APDP) a pris l'initiative de proposer l'inscription de cette question cruciale dans les textes de l'Association des États de l'Afrique de l'Ouest (AES). L'objectif de cette proposition est ambitieux : établir un âge légal pour l'utilisation autonome des services numériques, afin de garantir que les jeunes puissent naviguer dans le monde numérique en toute sécurité.
Notons qu’en parallèle, cette démarche vise à renforcer la protection des données personnelles, à préserver la vie privée et à assurer la sécurité des jeunes utilisateurs dans un environnement de plus en plus connecté. Cette initiative pourrait ainsi jouer un rôle déterminant dans la création d'un cadre juridique adapté aux défis contemporains liés à la technologie et à la protection des droits individuels.
Yaya KONE





