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Politiques et SANTÉS

FINANCES PUBLIQUES : le budget 2026 modifié pour la transformation de 15 infrastructures sanitaires au Mali

Au Mali, le Conseil national de Transition (CNT) a pris une décision significative en adoptant à l’unanimité, le jeudi 22 octobre 2026, le projet de loi modifiant le budget de l’État pour l’exercice 2026. Cette initiative législative, qui a été accueillie avec enthousiasme, vise à renforcer le système de santé du pays en allouant des fonds essentiels pour la construction et la transformation de 15 infrastructures sanitaires réparties sur l'ensemble du territoire. Ce budget rectifié est conçu pour soutenir des investissements cruciaux, financés par des ressources nationales, afin d'améliorer l'accès aux soins de santé pour la population malienne.

FINANCES PUBLIQUES : le budget 2026 modifié pour la transformation de 15 infrastructures sanitaires au Mali

Les membres du Conseil national de Transition, réunis en séance plénière au prestigieux Centre international de conférences de Bamako (CICB), ont exprimé leur soutien indéfectible en approuvant le projet de loi avec un score impressionnant de 121 voix pour, témoignant ainsi d'un consensus fort sur l'importance de ce texte. Le projet de loi, défendu avec passion par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a été élaboré en tenant compte des besoins urgents du secteur de la santé, et a été adopté en Conseil des ministres le 3 juillet dernier. Ce programme ambitieux, qui englobe la modernisation et l'amélioration des infrastructures sanitaires, est un pas décisif vers l'atteinte d'un système de santé plus robuste et accessible pour tous les Maliens. Le programme ambitieux en cours vise à transformer les centres de santé de référence (CSRéf) des six communes de Bamako en hôpitaux de district modernes, un projet qui promet de révolutionner l'accès aux soins de santé pour des milliers de citoyens. En parallèle, la création de deux nouveaux hôpitaux de district à Kangaba et à Bla témoigne de l'engagement du gouvernement à étendre les services de santé dans des zones souvent négligées. La liste des établissements à moderniser s'étend également à sept hôpitaux régionaux situés à Koulikoro, San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro et Bandiagara, chacun d'eux jouant un rôle crucial dans le maillage sanitaire du pays. Ces investissements significatifs visent non seulement à renforcer les capacités d’accueil des établissements de santé, mais aussi à améliorer l'accès aux soins pour les populations locales, en particulier dans les zones rurales où les infrastructures sont souvent insuffisantes.

Le financement de ces infrastructures essentielles est prévu dans le cadre du budget national, une démarche qui souligne l'importance que le gouvernement accorde à la santé publique. Cependant, lors de la séance d'examen, aucune précision n’a été fournie concernant le montant global alloué à ces projets ambitieux ni sur le calendrier de réalisation des travaux, laissant planer une certaine incertitude quant à l'échéancier de ces transformations. En outre, des exigences de suivi ont été mises en avant. Au cours de l’examen du texte, la Commission des Finances, de l’Économie, du Plan, de la Promotion du Secteur privé et des Industries a formulé deux recommandations à l’endroit du gouvernement, soulignant la nécessité d'un suivi rigoureux et d'une transparence accrue dans la gestion des fonds alloués à ces projets. Ces recommandations visent à garantir que les investissements réalisés se traduisent par des améliorations tangibles et durables dans le système de santé malien, permettant ainsi de répondre efficacement aux besoins croissants de la population en matière de soins de santé. La première recommandation se concentre sur les crédits supplémentaires qui sont ouverts par le biais de décrets d’avance. Dans ce contexte, la Commission insiste sur l'importance pour les autorités de tenir le Parlement informé sans délai de ces ouvertures de crédits. Cette transparence est cruciale pour garantir un suivi rigoureux et une bonne gestion des finances publiques. De plus, il est demandé que les autorités soumettent un projet de loi de finances portant ratification dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire, en accord avec la loi organique relative aux lois de finances adoptée le 15 août 2025. Cette exigence vise à assurer que toutes les décisions financières soient validées dans le cadre légal approprié, renforçant ainsi la responsabilité et la transparence des opérations budgétaires. La seconde recommandation met l'accent sur les recettes générées par la cession des bâtiments de l’État. La Commission exprime le souhait que la Direction générale de l’administration des biens de l’État (DGABE) élabore des états périodiques. Ces états permettront de suivre de manière précise et régulière les ressources financières générées par ces opérations de cession, offrant ainsi une visibilité sur l'impact économique de ces transactions. Cela s'inscrit dans une démarche de bonne gouvernance, visant à optimiser l'utilisation des biens de l’État et à maximiser les revenus qui en découlent.

Notons que cette séance plénière, présidée par Malick Diaw, s'inscrit dans le cadre des travaux de la session ordinaire d'octobre du Conseil national de la transition (CNT). L'adoption de ce texte est un pas important vers la mise en œuvre des ajustements budgétaires nécessaires pour poursuivre les investissements prévus, en particulier dans le secteur de la santé, qui est un domaine crucial pour le bien-être de la population. Ces décisions témoignent d'un engagement fort envers le développement durable et l'amélioration des services publics, tout en répondant aux besoins urgents de la société.

Mariam KONE

Desk Économie