Pour la Commission, cette activité constitue aujourd’hui une préoccupation majeure en raison de ses conséquences sur l’environnement, la santé publique, la sécurité et les activités économiques des populations riveraines. « C’est un fléau qui détruit nos cours d’eau et qui devient un problème de santé », a déclaré Ibrahima Berthé, membre de la Commission de veille sur l’exploitation des mines artisanales. Selon lui, la sensibilisation des médias s’inscrit dans la volonté de faire connaître davantage les textes qui encadrent l’exploitation minière artisanale et qui interdisent le dragage dans les cours d’eau. « Nous avons voulu nous entretenir avec la presse afin de la sensibiliser pour que tout le monde comprenne que le dragage est interdit, que c’est un problème de santé et de sécurité », a-t-il expliqué.
La pratique de la drague est notamment interdite par l’article 62, alinéa 2, de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali. Pour les responsables de la Commission, l’application effective de cette disposition nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs, notamment des médias. « Chacun doit jouer un rôle afin que ce fléau soit arrêté et qu’il soit mis fin à la destruction de nos ressources naturelles », a insisté Ibrahima Berthé. Au-delà de la dénonciation des conséquences environnementales, la Commission entend favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés à l’EMAPE et renforcer la collaboration avec les médias. L’objectif est de permettre une diffusion régulière d’informations fiables sur la réglementation minière et les risques associés aux pratiques interdites.
Notons que « l’un des intérêts de cette commission est de mettre tous les acteurs ensemble afin que les textes qui sont en vigueur soient mieux appliqués », a conclu Ibrahima Berthé. À travers cette journée, les autorités entendent ainsi faire des médias des partenaires essentiels dans la sensibilisation des populations et la préservation des cours d’eau, tout en contribuant au respect de la réglementation en vigueur dans le secteur minier.
Ibrahima Ndiaye




